Accord sur le budget européen peu probable lors d'un 4ème 'trilogue' [FR]

Un 'trilogue' entre le Parlement, le Conseil et la Commission aura lieu ce mardi 4 avril 2006 à Strasbourg. Il semble avoir peu de chances de trouver une issue facile à l'impasse sur les perspectives financières de l'UE.

Un ‘trilogue’ entre le Parlement, le Conseil et la Commission aura lieu ce mardi 4 avril 2006 à Strasbourg. Il semble avoir peu de chances de trouver une issue facile à l’impasse sur les perspectives financières de l’UE.

Le principal point litigieux entre les délégations du Parlement et du Conseil reste le montant total des engagements des Etats membres dans le cadre du budget européen. 

Le Conseil européen a décidé en décembre 2005 d’établir un budget à hauteur de 862 milliards d’euros, ce qui correspond à 1,045% du PIB de l’UE. La délégation du Conseil campe sur cette position lors des négociations, même si la présidence autrichienne reconnaît officieusement que ce chiffre devra peut-être être ajusté afin de trouver un compromis avec le Parlement. 

Les députés européens considèrent que le budget doit être augmenté de 12 milliards d’euros pour financer des politiques pouvant avoir un impact très positif sur la stratégie de l’UE en faveur de la croissance et de l’emploi. Les Etats membres restent divisés sur le montant de la hausse du budget, mais s’accordent sur le fait que la hausse de 1,39% souhaitée par le Parlement est trop élevée. Le Royaume-Uni et la Suède se sont opposés à la proposition récente de la présidence autrichienne d’augmenter le budget de 1,8 milliards d’euros. 

Un autre point controversé est le montant total à dépenser pour la politique étrangère et de sécurité commune de l’UE et l’instrument dit ‘de flexibilité’, qui doit être gardé en réserve en cas d’événements imprévus comme les catastrophes naturelles. La France souhaite que les dépenses annuelles pour la PESC s’élèvent à 300 millions d’euros. La Commission est prête à faire passer les engagements pour l’instrument de flexibilité de 200 millions à 700 millions d’euros. Certains Etats membres, le Royaume-Uni en tête, s’opposent cependant à une telle hausse. 

Si aucun accord n’est trouvé lors du ‘trilogue’ du 4 avril 2006, il sera de plus en plus difficile de financer les programmes européens qui doivent être mis en oeuvre début 2007.