Accord sur l'Union bancaire sur fond de relance du couple franco-allemand
Alors que François Hollande demandait à Angela Merkel la mise en place d'un agenda commun, les ministres des finances ont conclu un accord pour sauver les banques en difficulté.
Alors que François Hollande demandait à Angela Merkel la mise en place d'un agenda commun, les ministres des finances ont conclu un accord pour sauver les banques en difficulté.
François Hollande a souhaité mercredi que la réélection d'Angela Merkel pour un nouveau mandat de quatre ans lui permette de forger avec la chancelière allemande "un agenda commun" pour les trois ans et demi de sa fin de quinquennat.
Comme de coutume, et comme l'avait fait le président français lorsqu'il s'est envolé pour Berlin sitôt investi en 2012, la chancelière a choisi Paris pour honorer le partenariat franco-allemand dès son investiture.
"Du temps nous est donné, Madame Merkel, pour quatre ans, nous pour un peu moins, mais nous avons un horizon commun qui doit devenir un agenda commun", a déclaré le chef de l'Etat qui recevait la dirigeante allemande à l'Elysée.
La rencontre des deux dirigeants est intervenu alors que les ministres européens des Finances mettaient un terme à 18 mois de négociations sur l'union bancaire.
Accord mémorable pour l'industrie financière
"C'est un jour mémorable pour l'industrie financière. Nous allons introduire des changements révolutionnaires" s'est emporté Michel Barnier dans la nuit de mercredi à jeudi, au terme de négociations particulièrement longues.
Deux accords principaux ont été trouvés. L'un porte sur le mécanisme de résolution bancaire, un système qui permettra désormais de sauver les banques en difficulté en mutualisant les risques au sein du secteur financier, et avec une intervention minimum des Etats. L'autre porte sur les garanties de dépôt pour tous les montants inférieurs à 100.000 euros. La principale avancée porte sur le Mécanisme de résolution unique ou MRU, bouton poussoir du dispositif.
Le dernier mot au Conseil européen, plutôt qu'à la Commission
Cette dernière disposition a été exigée par l'Allemagne, dont le ministre des finances a finalement eu le dernier mot. L'Allemagne compte ainsi garder la main sur les décisions de renflouement des banques, sachant que les siennes ne sont pas les plus en danger.