Accord gazier Turquie-Azerbaïdjan, un espoir pour l'UE

En visite en Azerbaïdjan aujourd'hui (17 mai), le premier ministre turc Recep Tayyip Erdo?an devrait signer un accord gazier soutenu par l'UE qui permettrait de rendre accessibles les réserves azerbaïdjanaises de gaz à l'Occident et ainsi réduire la dépendance énergétique européenne envers la Russie, rapporte la presse régionale.

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En visite en Azerbaïdjan aujourd'hui (17 mai), le premier ministre turc Recep Tayyip Erdo?an devrait signer un accord gazier soutenu par l'UE qui permettrait de rendre accessibles les réserves azerbaïdjanaises de gaz à l'Occident et ainsi réduire la dépendance énergétique européenne envers la Russie, rapporte la presse régionale.

On ne connaît pas les détails précis de l'accord qui devrait être conclu lundi, mais il devrait au moins résoudre les différences de prix portant sur 6 milliards de mètres cube de gaz d'Azerbaïdjan vendus à la Turquie, écrit le Moscow Times.

Le journal cite le ministre de l'énergie azéri Natik Aliyev, qui affirme que les deux parties se sont accordés en principe sur les volumes que la Turquie recevrait du gisement de Shah Deniz II dans la mer Caspienne, qui produira 16 milliards de mètres cubes supplémentaires par an, soit plus que les 9,10 milliards actuels de Shah Deniz I.

La Turquie a demandé entre 6 t 7 milliards de mètres cubes pour la seconde phase, et l'Azerbaïdjan cherchera à avancer le début de la production à 2014, a-t-il dit.

 Les acheteurs européens cherchent des volumes pour la seconde phase de production à Shah Deniz, assurée par BP et Statoil, et qui devrait démarrer entre 2014 et 2017.

Cela dégagerait des volumes de gaz qui circuleraient vers Nabucco, ou initialement l'ITGI (interconnexion Turquie-Grèce-Italie), favorisée par l'entreprise italienne Edison. ITGI représente une version moins chère, ou une première phase de l'ambitieux gazoduc Nabucco (EURACTIV 27/04/10).

L'accord est crucial pour le futur des projets ITGI et Nabucco. Elio Ruggeri, chef de l'infrastructure gazière chez Edison, a récemment affirmé que si l'Azerbaïdjan vendait sont gaz à la Russie à la place, les Européens pourraient dire au revoir au couloir du gaz du sud, conçu pour renforcer l'indépendance de l'Union au gaz russe.

Le quotidien turc Zaman écrit que la visite de M. Erdo?an à Bakou va également traiter de questions délicates telles que le conflit gelé de Nagorno Karabakh, dans lequel Ankara est du côté de l'Azerbaïdjan contre l'Arménie. M. Erdo?an a dit que la Turquie n'ouvrirait jamais ses frontières avec l'Arménie à moins qu'il n'y ait une percée considérable dans le problème Nagorno-Karabakh.

Les dirigeants doivent également prendre des décisions pour supprimer les exigences de visas entre des deux pays.

Un monument célébrant le fondateur de la Turquie moderne, Mustafa Kemal Atatürk, sera inauguré à Bakou durant la visite de M. Erdo?an, écrit la presse locale.