Accord des Vingt-Sept sur l’utilisation des avoirs russes pour armer l’Ukraine
Les Vingt-Sept ont confirmé mardi (21 mai) leur accord pour saisir les bénéfices provenant des avoirs de la Russie gelés dans l’UE afin d’armer l’Ukraine, au moment où les États-Unis proposent un plan plus ambitieux.
Les Vingt-Sept ont confirmé mardi (21 mai) leur accord pour saisir les bénéfices provenant des avoirs de la Russie gelés dans l’UE afin d’armer l’Ukraine, au moment où les États-Unis proposent un plan plus ambitieux.
Les ministres des Affaires européennes ont validé mardi lors d’une réunion à Bruxelles un accord de principe trouvé le 8 mai qui devrait permettre de dégager entre 2,5 et 3 milliards d’euros par an pour Kiev.
Cet accord intervient au moment où Washington presse ses partenaires du G7 d’utiliser cette manne, mais selon des modalités différentes.
Les ministres des Finances du G7 qui se réunissent à partir de jeudi (23 mai) à Stresa en Italie discuteront d’un plan américain visant à accorder à l’Ukraine jusqu’à 50 milliards de dollars de prêt garanti par les futurs bénéfices générés par les actifs russes immobilisés, a rapporté lundi (20 mai) le Financial Times.
Ce plan de l’administration Biden servira de base aux discussions du G7, a confirmé à l’AFP une source du Trésor italien. Pour l’Italie, qui préside cette année le G7, cette proposition est une « voie intéressante, à approfondir », selon cette source.
L’UE préconise de son côté d’utiliser 90 % de ces bénéfices pour aider l’Ukraine à acheter des armes. Les 10 % restants seront versés au budget de l’UE pour renforcer les capacités de l’industrie de défense ukrainienne.
Il n’y a pas de contradiction entre ces deux propositions, a souligné une source diplomatique européenne. Les profits des avoirs gelés en Europe pour 2024 seront affectés à l’aide à l’Ukraine, selon les modalités adoptées mardi, et une discussion aura lieu pour la suite, sur la base notamment de la proposition américaine, a précisé cette même source.
Il reste toutefois encore beaucoup de questions à régler, notamment la question du pays émetteur de la dette, ou encore la répartition des risques et des remboursements, au cas où les bénéfices attendus ne seraient pas à la hauteur, a ajouré le diplomate.