À Washington, Giorgia Meloni assure de l’engagement de Donald Trump envers l’Europe

Samedi, lors de la Conservative Political Action Conference (CPAC) à Washington, la Première ministre italienne Giorgia Meloni est revenue sur la récente rhétorique anti-européenne de Donald Trump. Selon elle, le président américain ne tournera pas le dos à l’Europe.

EURACTIV Italie
Conservatives Gather For Annual CPAC Conference In Washington DC
La Première ministre italienne Giorgia Meloni s'exprime par vidéo lors de la Conservative Political Action Conference (CPAC) au Gaylord National Resort & Convention Center le 22 février 2025 à Oxon Hill, Maryland. [Kayla Bartkowski/Getty Images]

ROME — Samedi, lors de la Conservative Political Action Conference (CPAC) à Washington, la Première ministre italienne Giorgia Meloni est revenue sur la récente rhétorique anti-européenne de Donald Trump. Selon elle, le président américain ne tournera pas le dos à l’Europe.

Saluée samedi à la CPAC comme une dirigeante qui a remis l’Europe sur la bonne voie et une « héroïne », Giorgia Meloni a rendu l’éloge en adressant un message de solidarité.

Dans son discours de remerciement, la Première ministre italienne a souligné l’importance de l’alliance transatlantique, déclarant que « si l’Occident ne peut exister sans l’Amérique, il ne peut pas non plus exister sans l’Europe ».

Elle a rejeté l’idée selon laquelle l’Europe est à la dérive, arguant que le continent est aujourd’hui plus fort grâce à la montée des gouvernements conservateurs, en partie grâce aux efforts de la CPAC pour « créer un réseau mondial qui donne la parole à des millions de personnes qui étaient auparavant ignorées ».

Giorgia Meloni a également rejeté les craintes concernant le fait que le président américain Donald Trump puisse prendre ses distances avec l’Europe. « Nos adversaires espèrent que Donald Trump s’éloignera, mais cela n’arrivera pas », a-t-elle assuré.

« Je le connais, il est fort et efficace. Je parie que nous leur prouverons qu’ils ont tort. Certains peuvent voir l’Europe comme distante ou perdue, mais je vous le dis, ce n’est pas le cas. Avec la victoire de Donald Trump, l’irritation de la gauche s’est transformée en hystérie. »

Ses commentaires ont également mis fin à son silence sur les récents commentaires controversés du président américain au sujet de la guerre en Ukraine.

Fervente partisane de l’Ukraine, Giorgia Meloni avait été critiquée par l’opposition pour ne pas avoir commenté les dernières sorties de Donald Trump, et ce, même après avoir assisté à la réunion de crise à Paris lundi dernier.

À Washington, Giorgia Meloni a présenté la guerre en Ukraine comme un combat crucial pour la liberté contre un « agresseur brutal », faisant référence à la Russie. Elle a salué le peuple ukrainien comme étant « fier » et a souligné la nécessité d’une « paix juste et durable » qui nécessite l’implication des États-Unis et de l’Europe.

Son discours a été prononcé dans un contexte de controverse autour du salut de Steve Bannon lors de l’événement, que certains ont interprété comme un salut nazi. Malgré les appels à annuler sa participation, Giorgia Meloni a poursuivi son discours, contrairement à Jordan Bardella du Rassemblement national, qui s’est retiré de l’événement.

(sn)