A Paris, une « manifestation de soutien » au peuple grec
Quelques centaines de personnes se sont réunies non loin de la représentation de la Commission européenne à Paris, à l’appel d’Attac.
Quelques centaines de personnes se sont réunies non loin de la représentation de la Commission européenne à Paris, à l’appel d’Attac.
Quelques centaines de manifestants se sont réunis, mercredi 5 mai à Paris, en « solidarité avec le peuple grec », alors que se déroulaient à Athènes une grève générale et une très importante manifestation.
« On est tous concerné par la situation grecque », estime la présidente d’Attac Aurélie Trouvé selon laquelle le plan de rigueur imposé aux Grecs est utilisé pour « attaquer les acquis sociaux ».
De son côté, l’ancien député européen Francis Wurtz (Front de gauche), juge que l’on impose au peuple grec « un sacrifice absolument inhumain ». « C’est toute une conception de l’Europe qui est en jeu », souligne-t-il. Il estime que la BCE devrait racheter la dette grecque, passant outre les traités. « Nous sommes dans une situation de crise, nous changerons les traités après », explique-t-il. Il dénonce également des emprunts bilatéraux accordés à la Grèce aux « taux d’intérêt prohibitifs ».
La France peut-elle se trouver prochainement dans la situation de la Grèce? « Oui », répond sans détour le porte-parole du NPA, Olivier Besancenot. « On se retrouve dans l’obligation d’emprunter à ceux à qui on a fait des cadeaux fiscaux, notamment avec le bouclier fiscal. La contamination est déjà là », juge-t-il. Il réclame un service public bancaire européen unifié, qui serait organisé par la BCE. « Cet organe aurait le monopole du crédit », explique Olivier Besancenot. Il exige également une annulation de la dette grecque par l’UE.
La manifestation, qui a réuni 500 personnes, selon les organisateurs, était prévu devant la représentation de la Commission européenne à Paris, mais les manifestants ont été contraints de se placer à quelques dizaines de mètres de là.