A Paris, Barroso annonce l’amélioration des normes de sécurité nucléaire

Le président de la Commission européenne et le président français se sont exprimés à l’occasion d’une conférence de l’OCDE sur l’accès au nucléaire civil.

EURACTIV.fr

Le président de la Commission européenne et le président français se sont exprimés à l’occasion d’une conférence de l’OCDE sur l’accès au nucléaire civil.

Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso a souligné, lundi 8 mars, la nécessité de se doter de normes de sécurité les plus élevées en matière de sûreté, de sécurité et de non-prolifération nucléaire. Aussi a-t-il annoncé «une initiative européenne pour relever les normes de sécurité et de sûreté internationales et les rendre juridiquement contraignantes partout dans le monde». 

Le président de l’Exécutif européen a assuré vouloir mener une «réflexion sans tabou» sur cette question. Il a jugé qu’un an après la crise du gaz, survenue en 2009, l’énergie nucléaire était vue en Europe comme la possibilté d’assurer la sécurité et l’approvisionnement énergétique, et aussi la lutte contre le changement climatique. En Europe 15 États sur 27 recourrent à l’énergie nucléaire pour produire de l’énergie. 

«Tout pays a le droit d’accéder au nucléaire civil», a-t-il déclaré. Mais il a également estimé que l’Iran devait «comprendre la grande inquiétude de la communauté internationale» en coopérant sans réserve avec l’AIEA et en cessant son programme d’enrichissement de l’uranium. «L’Union européenne continuera à suivre la double approche définie par la communauté internationale – poursuivre les négociations, et en même temps, ne pas exclure la possibilté de prendre d’autres mesures», a-t-il dit.

De son côté, Nicolas Sarkozy a annoncé la création d’un institut international de l’énergie nucléaire. Cette structure abritera une «école internationale du nucléaire» où se trouveront «les meilleurs enseignants et chercheurs», a souligné le président français. Il a également proposé que le nucléaire civil puisse bénéficier de financements internationaux. «J’appelle tous les pays qui partageraient cette position à nous rejoindre pour que toutes les énergies décarbonées puissent être financées par les crédits de CO2», a-t-il lancé à la tribune de l’OCDE.