À la suite de Donald Trump, Matteo Salvini menace de retirer l’Italie de l’OMS
Le vice-premier ministre italien Matteo Salvini a proposé un projet de loi visant à retirer l’Italie de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans la lignée du décret pris lundi par Donald Trump.
Le vice-premier ministre italien Matteo Salvini a proposé un projet de loi visant à retirer l’Italie de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dans la lignée du décret pris lundi par Donald Trump.
« J’ai présenté ce matin à la Chambre des députés un projet de loi de la Lega pour quitter l’OMS, comme l’ont fait les États-Unis de Donald Trump », a écrit le chef du parti d’extrême droite, sur X.
La proposition de Matteo Salvini intervient alors que l’OMS gèle ses embauches et coupe son budget consacré aux déplacements, suite au retrait des États-Unis, qui contribuaient au financement de l’organisation à hauteur de 15 %.
Le budget de l’OMS pour 2024-25 a été fixé par ses États membres à 6,83 milliards de dollars (6,52 milliards d’euros).
« L’Italie n’a plus à traiter avec un centre de pouvoir supranational — grassement financé par les contribuables italiens — qui travaille avec les multinationales pharmaceutiques », a déclaré Matteo Salvini
Selon ce dernier, l’Italie devrait utiliser les « 100 millions d’euros » versées par Rome pour financer « nos hôpitaux et nos médecins ».
Selon les données de l’OMS, l’Italie a contribué à hauteur de 66 millions d’euros à l’organisme pour la période 2024-25 — dont 34 millions d’euros en cotisations.
La Première ministre italienne, Giorgia Meloni — une alliée de Donald Trump — ne s’est pas encore exprimée publiquement sur la proposition de Matteo Salvini.
Mardi, le ministre allemand de la Santé, Karl Lauterbach, avait annoncé espérer convaincre le président des États-Unis de ne pas quitter l’OMS, qualifiant la décision américaine de « coup dur pour la lutte contre les crises sanitaires », a rapporté Reuters.
L’ancienne commissaire européenne à la Santé, Stella Kyriakides, a quant à elle déclaré mercredi que le retrait des États-Unis de l’OMS suscitait de « graves inquiétudes » et qu’elle espérait que « cette décision serait reconsidérée dans l’intérêt de millions de personnes à travers le monde ».
L’actuel commissaire à la Santé, Olivér Várhelyi, affilié au Fidesz du Premier ministre hongrois Viktor Orbán, n’a pas encore commenté publiquement la décision du président américain.
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[LG]