53,7 milliards d’euros pour purger le système bancaire espagnol
Sept établissements sont dans le rouge, dont Bankia, qui capterait la moitié des aides.
Sept établissements sont dans le rouge, dont Bankia, qui capterait la moitié des aides.
Les résultats des stress tests bancaires, dévoilés vendredi 28 septembre, donnent la mesure de l’aide dont les banques espagnoles ont besoin. L’examen, réalisé par le cabinet américain Oliver Wyman, a pris en compte un scénario dur où le PIB chuterait de 6,5% entre 2012 et 2014, auquel s’ajoute un recul important du secteur immobilier.
Dans pareilles circonstances, les besoins des banques se chiffrent à 53,745 milliards d’euros, répartis entre les 7 établissements qui n’ont pas résisté aux stress tests. Bankia capte près de la moitié des fonds (24,7 milliards), suivi de CatalunyaBank (10,8 milliards), Novagalicia (7,1 milliards), Banco de Valencia (3,4 milliards), Banco Popular (3,2 milliards), Banco Mare nostrum (2,2 milliards) et le nouveau groupe résultant de la fusion entre Ibercaja, Liberbank et Caja 3 (2,1 milliards).
Des estimations qui seront discutées aujourd’hui 1er octobre entre le président du gouvernement espagnol Mariano Rajoy et Olli Rehn, le commissaire européen en charge des affaires économiques en visite à Madrid.
La recapitalisation des banques espagnoles pourrait survenir en novembre, une fois que le montant exact de l’aide a été arrêté. Le gouvernement espagnol estime de son côté qu’un sauvetage bancaire de 40 milliards d’euros suffirait à colmater les établissements vulnérables.
Les marchés continueront de scruter de près les agissements de l’Espagne, qui a prévu une adjudication d’obligations allant de 2 à 5 ans, le 4 octobre. Les ministres des Finances de la zone euro, qui se réuniront le 8 octobre dans le cadre de l’Eurogroupe, prévoient de s’attarder largement sur le cas espagnol.