500 000 euros pour aider les PME irlandaises [FR]
La Commission européenne a sanctionné un projet temporaire qui permettrait au gouvernement irlandais d’accorder des aides aux entreprises en difficulté.
La Commission européenne a sanctionné un projet temporaire qui permettrait au gouvernement irlandais d’accorder des aides aux entreprises en difficulté.
La proposition de fonds de stabilisation des entreprises a été dévoilée dans le cadre d’un budget d’urgence la semaine dernière, mais des inquiétudes ont été soulevées quant au fait qu’il puisse être contraire aux règles relatives aux aides d’Etat (EURACTIV 08/04/09).
Les autorités irlandaises pourraient subventionner chaque entreprise mise en difficulté par la crise du crédit à hauteur de 500 000 euros en 2009 et 2010. Cette aide prendra la forme de subventions directes, de subventions remboursables, ainsi que de taux d’intérêts et de prêts publics subventionnés.
Etant donné son calendrier et sa portée limités, le projet a été approuvé en vertu du cadre temporaire de la Commission européenne, qui confère aux Etats membres une marge de manœuvre supplémentaire pour faciliter l’accès au financement, au cœur de la crise économique et financière.
Le projet irlandais aidera les entreprises affectées par la crise du crédit actuelle, sans distorsion excessive de la concurrence, a assuré Neelie Kroes, commissaire à la Concurrence.
Le projet ne s’applique qu’aux entreprises qui n’étaient pas en difficulté au 1er juillet 2008, et dont les problèmes peuvent être attribués à la crise mondiale des liquidités.
Dévoilant ce fonds la semaine dernière, le ministre irlandais des Finances, Brian Lenihan, a déclaré que le fonds s’élèverait à un total de 100 millions d’euros sur deux ans, et fournirait un soutien financier direct aux entreprises faisant du commerce à l’étranger.
Toutefois, l’Irlande lui a réservé un accueil mitigé. Le Dr Aidan O’Boyle, président de la Small Firms Association (SFA), a décrit le nouveau fonds de stabilisation des entreprises de dérisoire, avant d’ajouter que les PME avaient demandé un paquet de mesures de soutien d’au moins un milliard d’euros.