182 000 personnes ont défilé dans toute la France contre l’antisémitisme
182 000 personnes ont défilé dimanche (12 novembre) aux quatre coins de la France contre l’antisémitisme, en cette période troublée par l’augmentation des actes racistes. Le président de la République et les membres du parti de gauche La France insoumise n’ont pas pris part au cortège parisien.
182 000 personnes ont défilé dimanche (12 novembre) aux quatre coins de la France contre l’antisémitisme, en cette période troublée par l’augmentation des actes racistes. Le président de la République et les membres du parti de gauche La France insoumise n’ont pas pris part au cortège parisien.
Ils étaient plus de 1000 à Annecy, 3000 à Lyon et à Nice, 5000 à Strasbourg, 7500 Marseille et des centaines de milliers dans toute la France pour défiler dimanche contre l’antisémitisme.
Depuis l’attaque terroriste perpétrée par le Hamas en Israël le 7 octobre dernier, plus de 1200 actes à caractère antisémites ont été recensés dans l’Hexagone. « C’est l’équivalent de 2 à 3 ans d’actes antisémites », a rappelé au micro de BFM TV Yonathan Arfi, président du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), présent dimanche dans le cortège parisien avec plus de 105 000 personnes.
« Voir cette foule […] est extrêmement émouvant . Les Français sont au rendez-vous de l’Histoire », a déclaré de son côté Galina Elbaz, vice-présidente de la Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme (LICRA), sur le plateau de Public Sénat.
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Manifestation sans Emmanuel Macron…
Les deux anciens chefs d’État Nicolas Sarkozy (2007-2012) et François Hollande (2012-2017) étaient présents dans le cortège parisien, mais pas le président de la République actuel, Emmanuel Macron. Un choix regrettable, selon M. Arfi, qui a toutefois salué les « mots forts » tenus par le président qui a choisi de s’exprimer dans une «lettre aux Français ».
«Mon rôle est plutôt de bâtir l’unité du pays et d’être ferme sur les valeurs […] de dire des mots quand il faut les dire et d’agir, sinon je peux manifester toutes les semaines», a répondu M. Macron, interrogé sur le sujet par une descendante du capitane Dreyfus lors de la commémoration du 11 novembre qui s’est tenue la veille.
« J’aimerais que nous évitions toute politisation de cette manifestation », a déclaré dimanche matin sur franceinfo le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire, interrogé sur la non-présence de M. Macron.
Le ministre a en profité pour tancer ceux qui n’ont pas souhaité se rendre à la manifestation parisienne, visant les élus du parti de gauche La France insoumise (LFI).
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…et sans les cadre insoumis
Selon eux, la présence dans le cortège parisien des membres des partis d’extrême-droite était intolérable.
« Bien sûr je veux marcher contre l’antisémitisme », mais « je ne vais pas défiler avec ceux qui ont contribué à développer, à banaliser l’antisémitisme », a déclaré l’eurodéputée LFI et co-dirigeante du groupe de la Gauche unie Manon Aubry.
Ce refus des cadres insoumis, dont Jean-Luc Mélenchon, « est un tournant », a noté le chef du Parti communiste français (PCF) Fabien Roussel. Il reconnait toutefois que, selon lui, « l’extrême-droite n’avait pas sa place aujourd’hui dans les rassemblements ».
Afin de marquer leurs désapprobations, la secrétaire nationale de Les écologistes (anciennement EELV) Marine Tondelier, le Premier secrétaire du PS, Olivier Faure et M. Roussel ont défilé séparément des représentants de l’extrême-droite.
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Incompréhension à droite
Une attitude générale jugée « indécente » par le chef du parti d’extrême-droite Reconquête !, Eric Zemmour.
Sobrement, le président du Rassemblement national (RN), Jordan Bardella, a, lui, décrit une «marche très digne et un succès populaire à la hauteur de l’enjeu ».
La police se félicite d’ailleurs de l’absence de débordement à Paris comme dans le reste de la France.
« Nous voulons la justice, la paix et la sécurité pour le peuple d’Israël, pour le peuple palestinien et pour les États de la région. Nous voulons l’unité des Français », a écrit M. Macron dans sa lettre, profitant de l’occasion pour réitérer l’appel à une trêve humanitaire et donc à un cessez-le-feu.
Il rappelle, en outre, que 40 Français ou Franco-Israéliens ont été victimes des attaques du Hamas du 7 octobre dernier. Actuellement, huit d’entre eux sont toujours portés disparus ou retenus en otage.