« Il y a besoin de l’Europe dans la résolution du conflit israélo-palestinien »
A l’issue de la réunion des présidents des commissions des affaires étrangères de l’UE (Coffac), qui s’est tenu à Paris les 21 et 22 juillet, le président de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale, Axel Poniatowski, livre ses conclusions à Euractiv.fr.
A l’issue de la réunion des présidents des commissions des affaires étrangères de l’UE (Coffac), qui s’est tenu à Paris les 21 et 22 juillet, le président de la commission des Affaires étrangères à l’Assemblée nationale, Axel Poniatowski, livre ses conclusions à Euractiv.fr.
Euractiv.fr : Dans quelle ambiance avez-vous travaillé pendant ces deux jours?
La réunion s’est tenue dans une intense ambiance de travail. Nous avons écouté des interventions de haut niveau, comme celle de Javier Solana et de Tony Blair, et avons abordé à la fois les problèmes de la Présidence française de l’Union européenne, ceux de politique étrangère en général, et les principales préocupations d’aujourd’hui, en particulier le Moyen-Orient et l’Afrique.
Une semaine après la rencontre entre le haut représentant pour la PESC, Javier Solana, et le négociateur iranien à Genève, quelles conclusions tirez-vous sur ce dossier?
Ce qui est clair, c’est qu’il faut que nous maintenions la politique des sanctions économiques à l’égard de Téhéran tant qu’il n’y a pas d’ouverture faite par l’Iran. On ne peut pas accepter la poursuite de son programme d’enrichissement d’uranium. Nous considérons que ce n’est pas un programme civil, mais un programme militaire.
Avec vos homologues, vous avez aussi écouté Tony Blair en tant qu’envoyé spécial du quartette pour le Proche-Orient…
Concernant la résolution du conflit israélo-palestinien, ce qu’il faut voir est que les deux parties ne pourront jamais trouver une solution seules. La seule contribution extérieure des USA est probablement insuffisante.
Du coup, aujourd’hui, on se rend compte qu’on a besoin de l’Europe. Elle doit occuper une place aussi bien sur le plan économique, que sécuritaire (pour aider les Palestiniens à constituer des forces de sécurité crédibles qui arrivent à faire respecter l’ordre dans les territoires), et aussi sur le plan de l’initiative politique.
Avez-vous abordé la question travail du comité des sages sur «Quelle Europe en 2020-2030 et pour quelles missions?»?
Dans ce domaine, il est urgent de ne pas se presser. Il est très important que ce groupe de travail ne prenne pas de décisions sous la pression. Avant cela, il faut sortir de la crise institutionnelle de l’UE et laisser passer les élections européennes, dans un an.
A partir de quel moment pourra-t-on, selon vous, considérer la Présidence française de l’Union européenne (PFUE) comme une réussite?
On peut considérer que la PFUE est une réussite si l’on parvient à conclure un accord fort sur le problème énergétique et sur l’aspect institutionnel. Concernant les autres priorités, que ce soit la construction de l’Europe de la défense ou les problèmes migratoires, il s’agit de sujets de beaucoup plus longue durée.