« Il faut trouver un calendrier avec l’Irlande pour décembre »
A mi-parcours de la Présidence française de l’UE, Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire d’État aux affaires européennes, évoque pour EURACTIV.fr son souhait de voir le traité de Lisbonne ratifié par l’Irlande le plus rapidement possible. Et rappelle la nécessité d’établir un accord européen sur le climat en vue des négociations internationales de 2009.
A mi-parcours de la Présidence française de l’UE, Jean-Pierre Jouyet, le secrétaire d’État aux affaires européennes, évoque pour EURACTIV.fr son souhait de voir le traité de Lisbonne ratifié par l’Irlande le plus rapidement possible. Et rappelle la nécessité d’établir un accord européen sur le climat en vue des négociations internationales de 2009.
L’Irlande vient d’annoncer son intention de retarder au mois de décembre ses propositions pour sortir l’Europe de la crise institutionnelle. Pensez-vous que l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne soit encore possible avant les élections européennes ?
Il n’a jamais été prévu de traiter de l’ensemble du cas irlandais au Conseil européen d’octobre. Il faut trouver une solution politique et si possible un agenda au Conseil européen de décembre. La Présidence française va faire en sorte que le traité de Lisbonne entre en vigueur rapidement, si possible avant les élections européennes. Vingt-quatre États membres ont déjà ratifié Lisbonne, la Suède doit le faire prochainement tout comme la République tchèque qui devrait être en mesure de ratifier le nouveau traité à la fin de l’année. Nous essaierons de trouver un calendrier le plus rapidement possible avec nos partenaires irlandais.
Avez-vous le sentiment que certains pays – notamment l’Allemagne et la France – modèrent les ambitions des négociations sur le paquet énergie climat en raison de la crise financière ?
Entre la France et l’Allemagne, cela freine un peu plus d’un côté que de l’autre… Le plus important pour la Présidence française, c’est de conserver les objectifs et les principes des 3×20%. Nous devons maintenir une cohérence européenne en vue des rendez-vous internationaux extrêmement importants de 2009 à Copenhague : l’Europe doit rester exemplaire sur le réchauffement climatique. Néanmoins, certains secteurs économiques et industriels ont besoin de flexibilité. Compte tenu de la crise actuelle, il est par exemple nécessaire de prendre en compte la situation particulière des économies d’Europe centrale ou orientale, qui sont dans des situations énergétiques plus fragiles que d’autres pays.